Entre 22 h et 6 h
Le délai réel, et pourquoi il change
Passé le dernier bus et les sorties de bar du centre, Fécamp se vide
vite. Le quai Bérigny, la Grand-Rue et la montée vers Saint-Jacques
ne connaissent plus le trafic de journée, et le fourgon de Basile
rejoint souvent une adresse plus vite la nuit qu'un vendredi 18 h.
Ce qui prend du temps, en revanche, ce n'est pas la route : c'est de
vous localiser précisément dans le noir. Une rue mal éclairée du
Ramponneau ou un bas-côté de la D926 sans repère visible ajoutent
de vraies minutes à un trajet par ailleurs dégagé.
C'est pourquoi le créneau donné au téléphone la nuit repose sur des
questions précises : votre position exacte (numéro, hameau,
commerce visible même fermé), la couleur et le modèle du véhicule,
et si des feux de détresse sont déjà allumés. Plus la description
est fine, plus l'estimation tient. Sur Fécamp intra-muros, comptez
en général une petite demi-heure ; au-delà, vers Valmont ou le
plateau de Goderville, le chiffre exact vous est donné dès l'appel,
sans arrondi optimiste.